DPE à Crevant-Descartes, Thouars : comprendre le bâti et ses étiquettes
À Crevant-Descartes, l’analyse de 408 DPE décrit un quartier majoritairement composé de maisons, où les constructions de 1948 à 1974 dominent. Les consommations médianes sont inférieures à celles de Thouars, mais la proportion de logements classés F ou G reste très proche du niveau communal.

Le dossier énergétique de Crevant-Descartes repose sur 408 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon analysé de 3 996 DPE à Thouars. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués dans le quartier, leurs périodes de construction et leurs niveaux de performance. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements du secteur. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un locataire, leur intérêt est de fournir un point de comparaison local avant d’examiner un bien précis. Le quartier associe une majorité de maisons individuelles, un parc largement construit avant 1975 et une forte présence des étiquettes C et D. Cette combinaison invite à distinguer l’ancienneté du bâti de sa performance énergétique effectivement mesurée par le diagnostic.
Un bâti dominé par les maisons et les constructions de 1948 à 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Crevant-Descartes) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 2 | 0,5 % |
| B | 14 | 3,4 % |
| C | 153 | 37,5 % |
| D | 140 | 34,3 % |
| E | 51 | 12,5 % |
| F | 27 | 6,6 % |
| G | 21 | 5,1 % |
La période de construction dominante à Crevant-Descartes est celle de 1948 à 1974 : elle représente 46,1 % des diagnostics du quartier. Les logements construits avant 1948 comptent pour 17,4 %, tandis que l’ensemble du bâti antérieur à 1975 atteint 63,5 %. Le profil est donc principalement ancien, sans être dominé par les constructions les plus anciennes de l’échantillon. Les maisons individuelles représentent 62,0 % des logements diagnostiqués, le reste correspondant à des appartements. Cette répartition est importante pour lire les résultats : le portrait énergétique local rassemble des types de logements différents. Les données fournies ne détaillent cependant ni les modes constructifs, ni les équipements de chauffage, ni les travaux déjà réalisés. Elles ne permettent donc pas d’attribuer une étiquette à un logement sur la seule base de son époque de construction.
- 1948-1974 : avec 46,1 % des diagnostics, cette période constitue le premier repère pour décrire l’âge du parc observé. Elle ne renseigne pas, à elle seule, sur l’état actuel de chaque logement.
- Avant 1948 : la part de 17,4 % est inférieure aux 33,6 % relevés à Thouars. Le quartier est ainsi moins marqué que la ville par cette composante très ancienne du bâti.
- Maisons individuelles : leur part de 62,0 % signale une majorité de logements de ce type. Les résultats disponibles ne ventilent pas les étiquettes entre maisons et appartements.
Les étiquettes C et D structurent le profil énergétique du quartier
La distribution des DPE fait apparaître deux groupes dominants : 153 logements sont classés C et 140 sont classés D. Les autres catégories sont moins représentées, avec 2 diagnostics A, 14 B, 51 E, 27 F et 21 G. Le quartier ne présente donc pas un profil uniforme : des logements aux étiquettes très différentes coexistent au sein du même secteur. Les classes F et G regroupent 48 logements, soit 11,8 % des diagnostics analysés. Ce chiffre permet de situer la présence des passoires énergétiques, mais ne décrit pas les causes de leur classement. À l’inverse, la prédominance de C et D ne permet pas de présumer du résultat d’un bien voisin. Pour vendre ou louer, l’étiquette individuelle reste le repère à examiner.
- A et B : respectivement 2 et 14 diagnostics. Ces deux classes sont présentes dans l’échantillon, mais restent moins nombreuses que chacune des classes C, D ou E.
- C et D : respectivement 153 et 140 diagnostics. Ce sont les étiquettes les plus fréquentes du quartier et les principaux points de repère pour comprendre sa distribution énergétique.
- E : 51 diagnostics. Cette catégorie doit rester visible dans la lecture du quartier, sans être confondue avec le groupe des passoires F et G retenu dans les données.
- F et G : respectivement 27 et 21 diagnostics, soit 48 logements au total. Leur part de 11,8 % est très proche des 11,7 % observés à l’échelle de Thouars.
Des médianes inférieures à Thouars, mais autant de passoires en proportion
La consommation médiane observée à Crevant-Descartes est de 189 kWh/m²/an, contre 203 kWh/m²/an à Thouars. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur : 1 279 € dans le quartier, contre 1 373 € pour la ville. Ces indicateurs vont dans le même sens, mais ils doivent être rapprochés des caractéristiques des logements observés. La surface médiane est de 67 m² dans le quartier, contre 70 m² à l’échelle communale, et la part du bâti d’avant 1948 y est plus faible. Les chiffres fournis ne permettent pas d’isoler l’effet de chaque caractéristique. Par ailleurs, les 11,8 % de F et G, face aux 11,7 % communaux, montrent que des médianes inférieures ne signifient pas une moindre présence des logements les moins bien classés.
Vendre : situer le bien sans lui attribuer le profil moyen du quartier
Pour préparer une vente à Crevant-Descartes, ces résultats servent surtout à contextualiser le DPE du bien. Un logement classé C ou D appartient à l’une des deux catégories les plus représentées dans l’échantillon, avec respectivement 153 et 140 diagnostics. Un bien classé F ou G s’inscrit dans un groupe moins nombreux, mais bien présent dans le quartier. La présentation au futur acquéreur gagne à distinguer clairement l’étiquette du logement, ses caractéristiques propres et les repères statistiques locaux. L’ancienneté ne doit pas tenir lieu d’explication automatique : 63,5 % des diagnostics concernent du bâti d’avant 1975, sans que les données croisent cette ancienneté avec les classes énergétiques. Aucun effet chiffré sur la valeur de vente ne peut être déduit de cet échantillon.
Louer : examiner le diagnostic individuel et ses estimations
Dans un projet de location, la consommation médiane de 189 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 1 279 € apportent des repères de quartier, sans remplacer les informations propres au logement proposé. Le bailleur comme le candidat locataire doivent éviter de transposer ces valeurs à un appartement ou à une maison particulière. La surface médiane de 67 m² rappelle aussi que les biens comparés peuvent avoir des dimensions différentes de celui qui les intéresse. Pour les logements F ou G, au nombre de 48 dans l’échantillon, l’examen du dossier individuel est particulièrement important. Les faits fournis ne comportent toutefois aucune règle juridique de mise en location : ils ne permettent pas de conclure à l’autorisation de louer un bien, ni de préciser d’éventuelles obligations de travaux.
Questions fréquentes
Crevant-Descartes est-il plus performant énergétiquement que Thouars ?
Les médianes du quartier sont inférieures à celles de la ville : 189 contre 203 kWh/m²/an pour la consommation, et 1 279 € contre 1 373 € pour le coût annuel estimé. Toutefois, la part de passoires F et G est presque identique, à 11,8 % contre 11,7 %. Il faut donc distinguer ces indicateurs plutôt que conclure à une supériorité énergétique générale du quartier.
L’âge des logements explique-t-il leurs étiquettes DPE ?
Les constructions de 1948 à 1974 représentent 46,1 % des diagnostics, et le bâti d’avant 1975 atteint 63,5 %. Ces proportions décrivent l’ancienneté du parc observé. En revanche, aucune répartition des étiquettes par période de construction n’est fournie. Les données ne permettent donc pas d’établir un lien précis entre âge et classement, ni de connaître la performance d’un logement sans consulter son diagnostic.
Peut-on utiliser le coût médian du quartier pour présenter un bien à vendre ou à louer ?
Le montant de 1 279 € peut être cité comme repère local, à condition de préciser qu’il s’agit d’un coût énergétique annuel médian estimé sur l’échantillon analysé. Il ne doit pas être présenté comme le coût propre au bien concerné. Pour informer un acquéreur ou un locataire, il convient de distinguer cette statistique des estimations et de l’étiquette figurant dans le DPE individuel.